2015-08-25 21_49_53-edgardvidal_2.gif (GIF Image, 500 × 500 pixels)Sous la coordination de Annick Lempérière (Université Paris I) et Jacques Portes (Université Paris VIII)

Résumé : L’enquête aborde les transferts et les circulations culturels dans un espace atlantique et euro-américain marqué par la triangulation : échanges nord-sud/sud-nord dans les Amériques, leur médiation européenne, et échanges est-ouest/ouest-est entre Europe(s) et Amérique(s). L’accent est mis sur les « savoirs » : le savoir sur l’autre, l’autre européen ou l’autre américain ; et les savoirs de l’autre que l’on s’approprie – sciences humaines, sociales, politiques, savoirs pratiques applicables au gouvernement, à l’ordre public ou aux politiques sociales… On s’efforce de « décentrer » au maximum les points de vue et les approches car, même si l’espace euro-américain est orienté par le tout-puissant émetteur culturel européen au xixe siècle et de plus en plus, au xxe siècle, par celui des États-Unis, les circulations sont multi-directionnelles, les parcours des savoirs, à l’image des trajectoires individuelles, sont marqués par l’imprévisibilité, et les appropriations locales sont adeptes du polycentrisme référentiel.

Présentation de l’axe de recherche ANTHROPOLOGIE CONTEMPORAINE. RÉGIMES D’HISTORICITÉ, POLITIQUES DE LA MÉMOIRE ET IDENTITÉS ETHNIQUES ET NATIONALES DANS LES AMÉRIQUES (XVIE-XXIE SIÈCLES)Sous la coordination de Guillaume Boccara (CNRS) et Gilles Rivière (EHESS)

Résumé : Cet axe se propose en premier lieu de mettre en évidence la manière dont les formes d’historicité sont intégrées et activées dans les revendications identitaires et les mouvements sociaux et ethniques amérindiens surgis depuis deux ou trois décennies dans plusieurs pays des Amériques. Il aborde par ailleurs le thème des nouvelles politiques des identités des États latino-américains et des relations que ceux-ci entretiennent avec les agences multilatérales de développement. Il vise finalement a développer une réflexion sur les enjeux de la reconnaissance ainsi que sur les changements survenus dans la représentation des moyens pour atteindre l’universel et des façons d’y tendre dans un contexte caractérisé par l’émergence et la visibilisation des particularités.