Coordination

Annick Lempérière (CRALMI, Université Paris I) Jacques Portes (CENA, Université Paris VIII)

Membres statutaires

Stéphane Boisard (Université Paris III) Armelle Enders (Université Paris IV) Edgardo Manero (CERMA, CNRS)

Membres associés

Joëlle Chassin (CRALMI, Université Paris III) Maud Chirio (CRALMI, Université du Havre) Camilo Escobar (EAFIT, Medellín, Colombie) Pilar González Bernaldo (Université Paris VII) Eugenia Palieraki (CRALMI, Université Paris I) Lissell Quiroz (CRALMI, Université Paris I) Clément Thibaud (Université de Nantes)

Doctorants du MASCIPO

Carlos Camacho (CRALMI, Université Paris I)

Autres participants Ricardo Gonzalez –Leandri (CSIC, Séville)
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Cet axe de recherche se propose d’élargir l’étude des transferts culturels entre les Amériques et l’Europe, privilégiée jusqu’à présent par l’historiographie européenne, à l’espace euro-américain, en mettant l’accent sur les relations triangulaires existant entre Europe, Amérique du Nord et Amérique du Sud, autour de la notion de « savoirs » : le savoir sur l’autre, l’autre européen ou l’autre américain ; et les savoirs de l’autre que l’on s’approprie – sciences humaines et sociales, modèles politiques et institutionnels, savoirs pratiques appliqués au gouvernement, à l’ordre public ou aux politiques sociales. On s’efforce de « décentrer » les points de vue et les approches car, même si l’espace euro-américain est orienté par le tout-puissant émetteur culturel européen au XIXe siècle et de plus en plus, au XXe, par celui des Etats-Unis, les circulations sont multi-directionnelles, les parcours des savoirs, à l’image des trajectoires individuelles ou celles des traductions, sont marqués par l’imprévisibilité́, et les appropriations locales sont adeptes du polycentrisme référentiel. Un premier groupe d’enquêtes associe histoire culturelle et histoire intellectuelle ; il s’agit d’identifier des pratiques et des parcours qui dé́bouchent sur des appropriations et des productions originales pouvant, le cas é́ché́ant, être à leur tour sujettes à de nouveaux parcours et appropriations. Un second groupe d’enquêtes se penche sur des savoirs plus spé́cifiquement pratiques, susceptibles de s’incarner dans des politiques publiques.